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Quettehou > Réville
Patrie de Guillaume Fouace, né le 21 mai 1837 au village de Jonville.
Aujourd'hui, la commune de Réville, l'une des plus importantes du Val de Saire, bordée par la mer sur sept kilomètres de plages, dont l'altitude la plus élevée est de quinze mètres, connaît un afflux important de propriétaires de résidences secondaires et de touristes dans les campings et sur les plages.
Elle dispose de " cartes " favorables du fait de sa situation géographique, de ses plages, de son climat, de sa campagne, de la beauté des sites et de son passé architectural.
La population active travaille pour moitié dans la branche agricole et pour moitié dans les autres activités socioprofessionnelles.
L'activité agricole, première source de revenus, représente soixante exploitations, axées essentiellement sur les productions légumières et maraîchères.
La plaine littorale est limitée du côté de la mer par une série continue de rochers et d'écueils. C'est que la mer a beaucoup envahi sur cette côte riche en granit. On y trouvait autrefois de nombreux tailleurs de pierre, 150 au moment de la construction des ports de Cherbourg et du Havre. Ils exploitèrent plusieurs carrières encore visibles. L'industrie de la soude, à partir des cendres de varech, occupait aussi à Réville des " soudiers ".
Certains noms de lieux, la découverte de l'emplacement d'un castel romain et de monnaies témoignent à Réville de la conquête romaine et des invasions normandes.
Au début du XIème siècle, le roi d'Angleterre, Ethelred, envoya une armée en Normandie pour combattre le duc Richard II. Cette armée débarqua à Réville, à l'embouchure de la Saire, et ravagea le pays avant d'être repoussée par les habitants. Au mois de mars 1344, ce fut au tour de Jeanne de Belleville de débarquer à Réville, pour se venger de son mari, Olivier de Clisson, et de mettre le Val de Saire à feu et à sac. Puis ce fut la guerre de Cent ans, marquée par d'autres invasions.
En 1363, le sire de Réville était avec Bertrand du Guesclin à la bataille d'Auray.
Les Ligueurs furent nombreux à Réville, qui eut beaucoup à souffrir de la guerre, et l'on conserve le nom d'André Fouace de Maltot, tué à Saint-Germain-de-Varreville, dont le corps fut ramené dans la commune et enterré dans l'église.
Renseignements utiles
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