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Quettehou > Montfarville
Montfarville s'écrivait Morfarville et viendrait d'un nom propre scandinave, Morfar, qui dut être attribué à la paroisse au temps de Rollon.
Une autre interprétation étymologique est souvent donnée : une locution galloise, signifiant "près de la mer".
Le littoral est une grève de galets et de rochers, très fréquentée lors des grandes marées.
La commune comprend quatre km de côte et jouit d'un micro-climat bénéfique à la culture légumière, principale ressource de Montfarville.
Autrefois, 150 marins vivaient dans la commune. Plusieurs naufrages eurent lieu sur ce littoral. C'est ainsi qu'on parla longtemps de la " Nuit des Bretons ", cette nuit de Noël 1836 qui vit, dans l'anse de Brévy, la perte simultanée d'une vingtaine de bateaux bretons.
De nombreux tailleurs de pierre exerçaient dans cette commune (plus de 70) au XIXème siècle.
Réparties dans les villages voisins, de magnifiques et anciennes maisons construites en granit en témoignent.
Vikings et Anglais ont occupé cette région.
Les Anglais ont laissé une trace architecturale de leur passage jusqu'à la Révolution : des maisons typiques dotées de cheminées extérieures très droites.
En 1369, on comptait trois chapelles dans la paroisse : une chapelle Saint-Denis, dont le roi avait le patronage, la chapelle du château et la chapelle de la léproserie. Les lépreux ne pouvaient faire de testament, et le curé officiant héritait de leurs biens, tenu en contrepartie d'administrer les sacrements et la sépulture. Cette léproserie, fondée par Samson Folliot au XIIème siècle, située près de la route d'Anneville à Barfleur, fut sans doute à l'origine d'une "foire aux lépreux" dès le XIIème siècle.
Au XVIème siècle existait, dans le hameau de la Madeleine, un cimetière pour les Huguenots. Deux champs du village s'appellent encore le champ de la chapelle et le champ du malade.
La motte du château-fort de Montfarville, le plus important de la région, est encore visible près du rivage. Parce qu'il défendait comme un bastion l'accès de Barfleur, le château-fort de Montfarville fut pillé, incendié et détruit par les troupes d'Edouard III en juillet 1346.
Près du vieux château-fort, on a découvert l'existence d'un souterrain. La vieille ferme qui domine la motte se nomme le Manoir. Le hameau voisin est celui du Castel, et est constitué d'un alignement de maisons qui forment un demi-cercle, indiquant l'emplacement des anciens fossés.
Ce château appartenait à la famille des Folliot, dont un membre partit avec Guillaume à la conquête de l'Angleterre et reçut des biens dans le Comté d'Oxford. Un autre sire de Montfarville suivit Robert Courte-Heuse à la croisade en 1096.
Dans le château des Folliot, Guillaume le Conquérant aurait passé la nuit avant de s'embarquer à Barfleur sur la "Mora". Cette affirmation relève plus de la légende que d'une vérité historique. Henri Ier y aurait également séjourné avant le naufrage de la " Blanche-Nef ".
Jean-sans-terre est allé plusieurs fois au château de Montfarville et s'y arrêta en l'an 1200 avant de s'embarquer à Barfleur et de quitter définitivement la Normandie.
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