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Quettehou > La Pernelle
Paroisse sous le patronage de Sainte Pétronille dont Pernelle est une déformation du nom.
La Pernelle fut un point stratégique pendant la dernière guerre mondiale et de nombreux édifices, dont l'église, furent très endommagés pendant les bombardements de juin 1944.
La Pernelle est la vigie du Val de Saire. Son relief est celui d'un plateau culminant à 123 m, s'affaissant en pente douce vers l'ouest, mais s'avançant à pic du côté de l'est, au-dessus de la vallée de la Saire et de rochers qui lui donnent en cette partie l'aspect d'une forteresse.
Au Moyen Age, il existait trois fiefs à La Pernelle.
Le fief de la Varengière appartenait à Regnault du Hommet, lequel laissa son domaine à sa nièce Guillemette, mariée à Pierre Lucas. Les enfants de ces derniers, Jean et Guillaume, jouirent de leur héritage jusqu'à la capture par les Anglais pendant la guerre de Cent ans. Emprisonnés à Saint Sauveur le Vicomte et taxés d'une forte rançon pour leur libération, ils furent dans l'obligation de vendre leur fief de La Pernelle. A la fin du XVème et au début du XVIème, nous trouvons Guillaume, puis Jean Michel, sieurs de la Varengière.
Au commencement du XVIIème siècle, un procès mit aux prises Christophe de Tilly, sieur d'Ourville, patron de l'église de La Pernelle, Georges Jourdain, sieur des Brosses et d'Escarboville, et le chapitre de Coutances, patron de la chapelle N.D. de Loiselet. Le parlement de Normandie accorda à Jourdain ce qu'il demandait, c'est-à-dire le droit de sépulture dans cette chapelle, dont prétendait le spolier Christophe de Tilly. Un crâne que l'on croit être le sien a été mis à jour lors du déblaiement des ruines du sanctuaire.
Au moment de la Révolution, dans la grange des Massieu, aujourd'hui disparue, qui était située au bas du village, à gauche de la route d'Anneville à Quettehou, étaient célébrées des messes clandestines. C'est là que sainte Marie-Madeleine Postel, de Barfleur, préparait les enfants à leur Première Communion.
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